Si la Suisse est associée de longue date à la finance et au monde bancaire, le pays a su développer de nombreuses branches industrielles. La confédération helvétique se distingue ainsi par sa main d'œuvre très qualifiée et spécialisée, ainsi que son expertise dans la science, le domaine technologique et l'industrie pharmaceutique.
Avec sa confédération de cantons unifiés au fil des siècles, la Suisse possède une histoire bien différente de celle de tous les autres pays européens.
Une population stable
Occupée dès l'Age de pierre, la Suisse tire son nom d'un mot latin qui se réfère à la tribu helvétique celte qui occupait ces terres pendant l'époque romaine. Pourtant, la majorité des Suisses descendent des tribus germaniques qui ont migré dans cette région après la chute de l'Empire romain, aux alentours de l'an 400. Si le découpage du territoire suisse a évolué au fil des siècles au gré des changements politiques, la population est restée stable.
Gouvernement local
Alors que le pouvoir s'est concentré entre les mains des régents les plus puissants dans la plupart des territoires européens pendant le Moyen-Age, les villes (Städteorte) et les domaines ruraux (Länderorte) de la Suisse actuelle sont parvenus à conserver un degré inhabituel de contrôle sur leurs affaires. La Confédération des III cantons, établie en 1291, a vu les premiers cantons locaux se réunir pour défendre leurs intérêts communs et se protéger au maximum contre le pouvoir extérieur.
Une propriété disputée
La confédération restait sous la gouvernance germanique jusqu'aux traités de Westphalie, signés en 1648, tout en résistant aux ambitions autoritaires de la dynastie des Habsbourg, des ducs burgondes et des rois germains. L'expérience militaire acquise lors de ces luttes de pouvoir voyait monter la cote des mercenaires suisses à la fin du Moyen-Age. La Suisse était une terre d'asile pour les penseurs radicaux pendant la Réforme, dans des domaines aussi variés que la science, les arts ou la politique.
Une nouvelle fédération
La Révolution française voyait l'ancienne confédération dissoute et remplacée en 1798 par la République helvétique, qui n'allait survivre que quelques années. Si le Congrès de Vienne (1815) restaurait une organisation politique qui ressemblait à l'ancien ordre (avec la garantie permanente de la neutralité suisse), une brève guerre civile opposant des cantons catholiques à des cantons protestants fédéralistes menait à la création de la fédération suisse actuelle en 1848.
Neutralité
La constitution garantit l'indépendance des cantons dans de nombreux domaines, laissant le gouvernement fédéral gérer la défense, le commerce et la branche législative. Depuis, la prospérité politique, économique et sociale règne sur la Suisse. Epargnée par la Première Guerre mondiale, la confédération helvétique a également conservé sa neutralité pendant la Seconde Guerre mondiale. La Suisse a décidé par votation de rejoindre l'Organisation des Nations unies en 2002, mais elle demeure en dehors de l'Union européenne.