22 journées de Ligue 1 ont été disputées depuis le début de la saison. Avec 49 points, le PSG donne l’impression de dominer outrageusement le championnat. Sauf que Montpellier ne suit qu’à trois longueurs.
Le recrutement pharaonique du club francilien, lors de l’été dernier et à un degré moindre au mois de janvier, a fait rentrer le club de la capitale dans une nouvelle ère. L’arrivée de Carlo Ancelotti en lieu et place d’Antoine Kombouaré le 30 décembre dernier n’a fait qu’accentuer le sentiment de toute puissance que dégagent les Rouges et Bleus dans l’Hexagone. A seize journées de la fin de la saison, de nombreux observateurs seraient prêts à mettre leur main à couper que Paris va être sacré. « Absolument rien ne pourra les en empêcher. La meilleure recrue de Paris, c’est Ancelotti. C’est l’homme à même de tirer le maximum d’un groupe aussi hétérogène soit-il. Et Paris sera champion en raison de l’insuffisance des postulants qui vont tous se battre pour finir deuxièmes, ce qui peut leur arriver de mieux », juge Jacques Crevoisier, consultant de Canal+, dans les colonnes du Parisien.
Pourtant, le PSG s’est déjà retrouvé dans un cas de figure qui doit inciter à la prudence. Il faut remonter à la saison 1995-1996, lors de laquelle Auxerre comptait dix points de retard sur l’équipe alors entraînée par Luis Fernandez, après 22 journées. Résultat des courses : Guy Roux et ses joueurs ont remporté le championnat au terme de cet exercice et se sont adjugés la Coupe de France (pour la petite histoire, l’AJA terminera même avec quatre longueurs d’avance sur Paris). Souvent moqué, le lieu commun « Tout va très vite dans le football » prend tout son sens au regard de cet exemple.
Galtier : « Un raz de marée pour l’arrêter »
Ce qui est certain, c’est que le club de la capitale a son destin entre les mains. Le 18e février, il accueillera Montpellier au Parc des Princes pour ce qui devrait constituer un tournant de la saison. « Le match entre les deux équipes dans quinze jours sera très important, il pourrait créer des écarts conséquents. Le PSG s’est encore renforcé. Pour l’arrêter, il ne faudrait pas une épidémie de blessures, mais plutôt un raz de marée. Paris a 75% de chances d’être champion », considère Christophe Galtier, l’entraîneur de Saint-Étienne. Au PSG, une crise peut très vite arriver et enrayer la machine. Début décembre, c’est d’ailleurs ce qu’il s’est passé, lorsque la rumeur de l’arrivée de Carlo Ancelotti a commencé à enfler. La pression inhérente au club devra également être gérée au mieux. Cela fait désormais 18 ans que le PSG n’a pas été sacré, l’âge de la majorité pour une formation qui souhaite devenir majeure en Europe.











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